L’homme politique et activiste gay Jacob Candelaria est parvenu à convaincre les dirigeants de tout l’État qu’il fallait interdire les thérapies de conversion homosexuelle par vote.

United We Stand

Le démocrate qui représente la ville d’Albuquerque a convaincu les hommes politiques de tout bord de passer une législation par vote.

La loi doit passer l’étape d’un second vote à la Chambre des Représentants, mais ce vote-là ne devrait pas aller à l’encontre de ce que propose monsieur Candelaria, puisque la Chambre des Représentants du Nouveau-Mexique est sous le contrôle des démocrates.

Si cette loi passe, les tristement célèbres thérapies de conversion pour homosexuels deviendraient illégales au Nouveau-Mexique.

Avant le vote, Jacob Candelaria a déclaré : « Quand vous êtes un jeune gamin hispanique et catholique qui grandi à Albuquerque et que les gens utilisent des mots terribles pour vous décrire, autant en face que derrière votre dos… Cela blesse. »

Sarah Warbelow de l’association de défense des droits LGBT Human Rights Campaign a aussi parlé avant le vote, en disant : « Aucun enfant ne devrait être sujet à cette pratique extrêmement dangereuse qu’est cette pseudo thérapie de conversion. »

Rappelons que la thérapie de conversion pour les homosexuels est une pratique assez démocratisée aux États-Unis. Il s’agit d’une forme de psychothérapie qui forcerait la personne (bien souvent adolescente) à devenir hétérosexuelle.
Le problème de ces thérapies, au delà de l’éthique et des droits de l’homme, c’est qu’elles sont, la plupart du temps, imposées à des enfants ou à des adolescents qui ne comprennent pas ce qui leur arrive. Les séquelles psychologiques peuvent être énormes, d’autant plus que ces thérapies peuvent aller de la simple visite chez un psychologue à des parcours du combattant avec exercices de « virilité » et vie en communauté dans des camps.

Ces thérapies de conversion ont déjà été interdites dans plusieurs États comme la Californie, l’Illinois ou encore l’État de New York.